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Premiers regards sur le millésime 2003 à Bordeaux
- Nos propriétés : les impressions de Jacques De Schepper
Dès la floraison, le millésime 2003 a été marqué par un phénomène physiologique important : une forte coulure lors de la fleur entraîna une perte de 20 à 50% sur nos vignes les plus précoces, en particulier au Château Tayet et au Château Haut Breton Larigaudière. Le 15 juin, la canicule s'installa pour durer jusque fin août, perturbée uniquement par quelques sérieux orages : le premier le 23 juin sur l'Entre-deux-mers et sur le Libournais, et le second le 15 juillet, plutôt sur le Médoc. Dans les deux cas la grêle provoqua une perte de volume d'environ 10%.
 "La fleur" de la vigne
Le dernier week-end d'août apporta enfin un peu de pluie, avec un temps beau et sec par la suite : superbe pour les vendanges. Celles-ci débutèrent sur tous nos domaines le 10 septembre (avec 15 jours d'avance par rapport à l'année dernière) pour se terminer le 22 à Saint-Emilion et à Macau et le 26 à Margaux.
Etat sanitaire des raisins : Cette année de canicule et de sécheresse a favorisé les raisins produits sur les sols lourds (comme nos terrains argilo-calcaires de Saint-Emilion, nos palus de Macau et nos sous-sols d'argile de Margaux) qui ont pu conserver un maximum d'humidité; par contre, les vignes sur les sols filtrants ont souffert. Dans l'ensemble, nous avons enregistré une perte de volume de 5 à 10% due à la forte intensité du soleil. Grâce aux bons soins de toute notre équipe, l'état sanitaire des raisins était très satisfaisant et la vendange superbe.
 Une équipe de jeunes vendangeuses belges
Maturité des raisins : Nous distinguons deux sortes de maturité : la maturité technologique (basée sur le degré alcoolique potentiel et l'acidité ou le pH) et la maturité phénolique (principalement la maturité des matières colorantes et des tanins). Cette année, il ne suffisait pas d'obtenir des degrés élevés, mais l'important était de garder une certaine fraîcheur en assurant une maturité suffisante afin d'extraire de la couleur et des tanins bien mûrs. Nous pensons avoir fait les choix judicieux pour réussir de grands vins et sommes très optimistes quant au résultat final …
- La campagne 2003 au Château Garraud, AC Lalande-de-Pomerol:
 Le Château Garraud et les chais
Après un hiver froid et sec, le début de la saison est ensoleillé et chaud entraînant un débourrement précoce. Les premières pluies importantes n'arrivent qu'en avril. Le mois de mai est caractérisé par des écarts de température considérables et des précipitations intermittentes. Viennent ensuite les mois de juin, juillet et août, avec des températures très supérieures à la normale saisonnière, et pauvres en précipitations. Début des vendanges: le 8 septembre 2003: jamais elles n'avaient commencé aussi tôt dans les années '80, '90 et 2000. La récolte est environ 40% plus faible qu'une récolte normale, en raison de la sécheresse, mais aussi de la coulure sur le merlot (due à une forte croissance de la vigne au printemps, au détriment de la floraison). Les vins sont très puissants, avec des tanins très présents mais souples, une couleur dense, et une sensation importante de gras qui semble caractéristiquede ce millésime au Château Garraud.
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